LE CLOCHER DE SAINTE ROSE CHRONIQUE HISTORIQUE

Le Clocher de Sainte Rose, journal distribué à 8500 exemplaires vol. 1, no 5- 4 avril 1998.

par: Kelly Joly, collaboratrice spéciale.

Un hommage a M. Gérard Beaulieu décédé à Ste-Rose le 22 décembre 1997 à l’âge de 84 ans.

Un autres personnage effacé mais combien présent dans la vie de sa paroisse, Sainte Rose, c’est mon grand-père Gérard Beaulieu, fils de Donat Beaulieu et Aurore Renaud (Cardinal). Tous comme son père, il était un personnage doté d’une intelligence du coeur, il était un artiste accompli par ses peintures, ses dessins au fusain et au crayon, il était portraitiste et caricaturiste. Il a contribué fortement à entretenir et aider son père Donat dans ses nombreux projets. Il était un inventeur et tout ce qui touchait la mécanique était de son domaine.Il inventait et fabriquait des pièces de machines a coudres pour Vogue brassieres et Elégant brassieres, des écomonies substantielles pour eux. Il était comme son père pour moi, d’une gentillesse incomparable, affable tout comme son père. Même à 84 ans, il pensait à faire homologuer une de ses inventions pour le chauffage résidentiel et commercial et pour la cuisson en restauration avec un appareil qu’il a inventé et fabriqué dans les premières années du restaurant Beaulieu situé sur le terrain du manoir Thérèse Casgrain. Il a finalisé cet appareil il y a  quelques années et j’ai participé a la rédaction de la demande de brevet et à l’essai lors d’une épluchette de blé d’inde avec son appareil  »gaz éthanol machine »; il en était tellement fier et il m’avait dit sur son lit d’hôpital: On croit toujours qu’on a le temps pour faire les choses, mais maintenant j’étais avec lui à ses cotés et je comprenais sa souffrance, car il voulait absolument continuer sa mission, il se rendait compte qu’il avait laissé le temps passer trop rapidement, il aurait voulu gagner sa vie d’artiste, il a quand meme réussi a avoir une cie a son nom et fesait des enseignes avec un jusil a peinture.

Pourtant, il a travaillé très dur pour gagner sa vie. Je pourrais vous parler longuement de lui mais à présent il est décédé et je m’ennuie terriblement de nos discussions. Il avait ce don de pouvoir répondre à toutes nos questions. Il était comme un enfant, il dessinait, crayonnait et assemblait des jouets.

Mon grand-père a vécu toute sa vie au 20, boul. curé labelle, il dormait à 84 ans dans la chambre où il était né, c’est quasiment incroyable. Il était un non croyant et se questionnait sur DIEU, il était un scientifique, il allait à l’église tous les dimanches, il payait sa dime religieusement, il avait son banc préféré à l’église Ste-Rose de Lima, le dernier banc, numéro 173=11, je me rends souvent a cet église pour m’asseoir à sa place et celle de ma grand mère, Hélene Joly et sa mère Aurore, en souvenir d’eux, depuis ma tendre enfance je m’assoyait avec eux le dimanche sur ce fameux banc, que de souvenir agréable.

Cet homme, qui lorsqu’il fumait la cigarette, jouait avec le bout dans le cendrier pour mettre en poussière les cendres tout en réfléchissant sur sa prochaine invention, il a arrêté de fumer a 50 ans, il y avait songé depuis plus d’un an et se préparait à arreter. Cet homme était comme un père aimant et restera à jamais gravé dans mon coeur de petite fille, un homme à sa place, toujours prévenant et qui pardonnait facilement nos erreurs.

Il a laissé un grand vide, je lui ai chanté a l’Hopital Cité la Santé la dernière journée ou il est décédé, la chanson  »tout le monde veut aller au ciel, mais personne ne veux mourrir », il a chanté avec moi et avait un certain sourire aux levres, il était difficille de voir ses émotions  et ses feelings, son visage ne changait jamais, et ce,  malgré la souffrance d’un cancer de la vessie en phase terminale, mème à l’hopital, une infirmière s’était trompé de médicament et le lui avait administré, tout une tollé s’est produit, il ont du appeler la compagnie pharmaceutique qui était je crois en suede, il ont du vérifier si cela avait eu un effet néfaste sur sa santé, mon grand père a dit au docteur et l’infirmière, c’est pas grave, je suis de toute facon apres mourrir, ne vous en faites pas avec cela.

Il a aussi laissé dans le deuil son amie de coeur qui l’a épaulé pendant 10 années, elle était tout aussi gentille que lui, une femme très intelligente, jamais une seule fois il ne lui a fait sentir le coeur gros ou fait pleurer ou même lui faire de la peine.

Croyez vous que cela soit possible ? Pour moi, cela reste une énigme et quelque chose que je ne comprends pas, qui était-il cet homme affable et d’un gentillesse incomparable. Il m’a amusé, avec ses inventions, il a construit un appareil pour jouer au tic tac to, un appareil fait avec des  »lite brite » en forme de cercle et croix, nous avons jouer avec les deux manettes qui étaient relié par un fil électrique, il savait déja que ceci serait la voie de l’avenir, il m’achetait des jouets pour ma fête et Noel, toutes sortes de jouets et jeux, j’étais vraiment gatée et non pourrite, jamais dans ma vie je n’ai pris les choses pour  »granted », j’ai toujours remercier DIeu dans son infini bonté de m’avoir permise d’avoir des aieux aussi gentil que cela. Une famille d’exception. Des souvenirs inoubliables, j’avais même mon propre  »hangar a jouets », au fur et a mesure que je n’utilisait plus les jouets achetés pour moi, je les donnait à une famille pauvre de Ste-Rose, qui habitait au 30 curé labelle, maintenant le  »boating club ».

ps: J’ai participé a ce journal en 1997, Le clocher de Ste Rose, je devais continuer d’écrire dans ce journal et j’avais déja écrit des articles pour paraitre dans ce journal, je me souviens plus de ce qui s’est passé exactement, mais le clocher de Ste-Rose a fermé boutique. Encore une fois, biaisé, détourné de mon but, je voulais changer le nom pour  »Le journal du bonheur ». J’ai encore tous les articles ainsi que mes opinions qui ont été publié dans le Journal de Montréal, systématiquement a chaque fois que je les transmettait au journal.

kel-famille

tous droits réservés, 1998, 2016

une enveloppe avec tous mes poemes est scellée et a été envoyée par la poste enregistrée a mon nom. Elle est dans mon coffret de sécurité a la banque. J’ai fait cela au cas ou quelqu’un copierait mes poemes, tout comme Robinson a été copié et a perdu de nombreuses années avec des frais d’avocats pour que lui soit payé ses droits d’auteurs.

 

Désolé s’il y a des fautes d’orthographe, c’est le moindre de mes soucis présentement.

 

 

 

 

 

 

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